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Libération
Reportage

Devoirs de vacances à l'école du basketNike et Adidas mettent à l'épreuve les caïds des playgrounds français.

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Publié le 22/08/1995 à 7h19

Faut-il y voir un marquage à la culotte concocté par quelques

bureaux d'étude du marketing basket? Ou bien une volonté délibérée des équipementiers, comme ils le disent, pour tirer le basket français vers le haut? Toujours est-il que cet été, à quelques jours d'intervalle, Nike et Adidas ont organisé dans la région parisienne deux «camps d'été», un concept bien évidemment inspiré des Etats-Unis. Avatar logique des tournois de street-ball qui ont essaimé dans le pays avant de battre un peu de l'aile ou véritable projet éducatif, le camp clame ouvertement sa volonté de détection, de formation, voire d'éducation, loin de toutes velléités concurrentielles pour s'approprier un marché connu pour être porteur. Revue de détail de ces journées basket destinées aux jeunes chez qui l'on entretient, à petite dose heureusement, si ce n'est le mythe NBA, tout au moins la possibilité de faire du basket le sel (et l'or) de son existence.

Question de philosophie et de sélection. Au Nike Camp, qui tenait place ouverte pendant une quinzaine à la Halle Carpentier (XIIIe arrondissement), la volonté est manifeste: «Il s'agit de construire une passerelle entre le basket de rue et le basket de club», explique Philippe Morin, employé de la firme après avoir été animateur social en banlieue. Rameuter en quelque sorte les talents des playgrounds pour leur faire intégrer le giron fédéral. Alors ici, le critère d'admission est vaste. Tous les matins, les portes s'ouvrent vers 8 heures et des hordes d'enfa

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