Dans l'ombre, sous les futaies de Clairefontaine? Sans doute un peu.
A l'écart de leurs aînés en tout cas, les espoirs de Raymond Domenech poursuivent pourtant semblable campagne européenne. Cet après-midi aussi, mais à Bourges, ils retrouvent les Azéris, battus 5-0 à l'aller. Adversaires communs, déplacements à l'étranger partagés, objectifs dissemblables. Quand les protégés de Jacquet peinent à accrocher leur wagon au prochain Eurostar qui pourrait les mener en Angleterre au début de l'été prochain, les jeunes pousses du foot hexagonal visent, outre une participation à la phase finale du championnat d'Europe, une qualification tout à fait envisageable pour les prochains Jeux olympiques d'Atlanta. Rencontres avec quelques-uns de ces joueurs pro, en tête de leur groupe, la vingtaine peu ou prou dépassée. Voilà Tony Vairelles le Lensois, Antoine Sibierski le Lillois, Jérôme Bonnissel de Montpellier et le Lyonnais Florent Laville, heureux de se retrouver ensemble à chaque échéance, à la fois à proximité, et si éloignés de la pression qui entoure les «A».
On les retrouve ainsi décontractés et ouverts dans la cantine où ils prennent leur repas, derrière le self réservé aux stagiaires. A quelques jets de pierre de la bâtisse principale, pompeusement baptisée Château, dans laquelle les grands vivent en vase presque clos. Un café offert, quelques bon mots, des anecdotes qui font sourire et ravivent les souvenirs d'un groupe, un vrai.
La promiscuité avec les A. «On est à la fois proch




