Il ne reste qu'un très mince espoir de retrouver vivants Benoît
Chamoux et Pierre Royer, bloqués depuis quatre jours à plus de 8.300 mètres d'altitude, sous le sommet du Kangchenjunga, 8.586 mètres, dans l'Himalaya (Libération des 6 et 7-8 octobre).
Deux sherpas qui ont tenté samedi de rejoindre les deux hommes en installant des cordes fixes ont rebroussé chemin à cause du mauvais temps et regagné le camp de base. Et l'on sait désormais que les deux alpinistes n'ont pas pu ultime espoir auquel on s'était raccroché redescendre par le versant indien de la montagne: plusieurs expéditions s'y trouvent actuellement et ont annoncé, via la police népalaise qui les avait contactées, qu'elles n'avaient pas pu localiser les deux hommes. Samedi, la police népalaise a déclaré Chamoux et Royer officiellement disparus.
Depuis jeudi soir, date à laquelle ils ont renoncé à atteindre le sommet, Benoît Chamoux et Pierre Royer se trouveraient à environ deux cents mètres sous le sommet, sur le versant indien (nord-est), donc invisibles depuis le camp de base. Jean Troillet, l'alpiniste suisse qui a atteint jeudi le sommet avec Erhard Loretan et qui a guidé Chamoux par radio au début de sa descente vendredi matin, craint que les deux hommes se soient endormis: cette partie de l'itinéraire, abritée du vent, est une véritable «oasis», alors que les vents d'automne se sont levés sur le Népal et que les températures à cette altitude sont descendues aux environs de -30$.
Cette nuit, une expédition i




