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Benoît Chamoux et Pierre Royer, l'espoir s'amenuiseAucune nouvelle des deux hommes depuis quatre jours.

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Publié le 09/10/1995 à 9h30

Il ne reste qu'un très mince espoir de retrouver vivants Benoît

Chamoux et Pierre Royer, bloqués depuis quatre jours à plus de 8.300 mètres d'altitude, sous le sommet du Kangchenjunga, 8.586 mètres, dans l'Himalaya (Libération des 6 et 7-8 octobre).

Deux sherpas qui ont tenté samedi de rejoindre les deux hommes en installant des cordes fixes ont rebroussé chemin à cause du mauvais temps et regagné le camp de base. Et l'on sait désormais que les deux alpinistes n'ont pas pu ­ ultime espoir auquel on s'était raccroché ­ redescendre par le versant indien de la montagne: plusieurs expéditions s'y trouvent actuellement et ont annoncé, via la police népalaise qui les avait contactées, qu'elles n'avaient pas pu localiser les deux hommes. Samedi, la police népalaise a déclaré Chamoux et Royer officiellement disparus.

Depuis jeudi soir, date à laquelle ils ont renoncé à atteindre le sommet, Benoît Chamoux et Pierre Royer se trouveraient à environ deux cents mètres sous le sommet, sur le versant indien (nord-est), donc invisibles depuis le camp de base. Jean Troillet, l'alpiniste suisse qui a atteint jeudi le sommet avec Erhard Loretan et qui a guidé Chamoux par radio au début de sa descente vendredi matin, craint que les deux hommes se soient endormis: cette partie de l'itinéraire, abritée du vent, est une véritable «oasis», alors que les vents d'automne se sont levés sur le Népal et que les températures à cette altitude sont descendues aux environs de -30$.

Cette nuit, une expédition i

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