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Enquête

Voyage dans le meilleur des stadesDes tribunes modulables, des boutiques et des écrans géants: le stade de l'an 2000.

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Publié le 09/10/1995 à 9h29

On peut partir d'une assertion de Michel Platini, glissée récemment

lors de la première convention de l'European Stadium Managers Association (Esma, une jeune association qui rassemble les managers des plus grands stades d'Europe) au Parc des Princes. «Le stade idéal, c'est le Grand Stade, évidemment», assurait le coprésident du prochain Mondial. Peut-être. Mais on peut aussi penser que le stade idéal n'existera jamais, parce qu'il est impossible de prévoir aujourd'hui les comportements sociaux de ceux qui le fréquenteront demain. Qui aurait imaginé, il y a vingt ans, que les stades français seraient obligatoirement équipés d'un système de vidéosurveillance à l'orée de la saison 96-97?

Pourtant, à l'aube du XXIe siècle, entre les recommandations de la Fédération internationale de foot et la diversification rendue nécessaire pour que l'entreprise «stade» devienne rentable, on peut imaginer ce que sera le théâtre sportivo-convivial de demain la phrase, pas d'opposition.

L'environnement. Temple d'une certaine forme de vie sociale, la vocation d'un stade est d'être dans la ville. Le manque de terrains intra-muros et la spéculation immobilière l'obligent pourtant de plus en plus à s'exiler en périphérie. Aux Etats-Unis, où la notion inexistante de centre-ville, le gigantisme des espaces et la puissance des fonds privés permettent de bâtir où on le désire. Ailleurs, les enceintes sportives sont souvent renvoyées dans les lointaines banlieues où elles peinent à s'humaniser. Ainsi, l

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