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Libération
Reportage

Match capital pour la France ce soir à Bucarest dans le cadre des éliminatoires pour l'Euro-96 Le foot roumain crève la balle et l'écran Toutes les stars exilées, pas d'argent, mais une équipe nationale qui flambe.

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Publié le 11/10/1995 à 9h22

Bucarest,

envoyé spécial La ville les a accueillis en héros, il y a plus d'un an déjà. Juillet 1994, à l'issue d'une Coupe du monde américaine réussie et d'un quart de finale perdu contre la Suède aux penalties, les Tricolores rentrent au pays. Le défilé dans des décapotables noires a bien l'allure des folles parades de l'ancien temps, mais cette fois une liesse réelle se lit sur le visage de centaines de milliers de spectateurs le long des larges avenues de Bucarest. De l'aéroport jusqu'à l'immense maison de la Presse, de l'arc de triomphe jusqu'à l'hôtel Intercontinental, on accompagne en chantant et en hurlant le retour de la bande à Hagi. Ce soir, le bonheur sera sans doute moindre, mais, s'il est obtenu, le point du nul qui suffit aux Roumains pour se qualifier à l'Euro 96 serait fêté jusqu'au petit matin de part et d'autre de Bucarest. Autres temps, autres joies... La chute de la maison Ceausescu, l'ouverture vers l'Occident a en effet quelque peu bouleversé le paysage footballistique roumain. Depuis la fin de l'hiver 1989, plus de 1.000 joueurs, amateurs, puis professionnels (le statut existe depuis 1993) ont joué à saute-frontière. Les meilleurs pour des clubs huppés du Vieux Continent, d'autres pour des équipes moldaves, hongroises, ou yougoslaves. Contrats médiocres dans ce cas, mais toujours plus juteux que ceux proposés au pays, avec des termes de l'échange plus proches du troc que du droit des affaires. «Aujourd'hui, c'est terminé, pour chaque transfert, nous ac

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