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FOOT. Ce soir, PSG-Metz, match au sommet du championnatRaï, le phénix brésilien renaît de ses cendres

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Publié le 26/10/1995 à 8h56

Le n$10 retrouve les stades, serein et sans regret.

C'est la Lorraine qui entre en fusion. Ce soir, 20h30, Metz, le leader invaincu du championnat, accueille le Paris SG, troisième du groupe. Un PSG ragaillardi par le retour de quelques-uns de ses blessés. Dont Raï, Brésilien pur pain de sucre, homme sombre au visage lisse, joueur de charme sur le chemin du retour.

Quel étrange retournement de situation pour celui qui est salué unanimement aujourd'hui comme l'un des hommes base de l'équipe Fernandez, quand on se souvient que le grand numéro 10 s'est d'abord pris de plein fouet les critiques acerbes venues de toutes parts lors de ses premiers matchs parisiens, puis failli être vendu au Japon ou ailleurs. Avant de renaître de ses cendres depuis la dernière saison.

Lui ne change pas, qu'il pleuve sur sa réputation ou qu'il fasse soleil sur ses derniers exploits. L'humilité lui est à la fois ombrelle et parapluie, c'est selon. On s'est moqué de sa soi-disant lenteur lorsqu'il a débarqué: «Ce n'était pas nouveau, au Brésil aussi lorsque j'ai débuté on m'a critiqué là-dessus, et puis après, l'unanimité s'est faite sur mon jeu, sur mon style. Une chose est sûre, je ne serai jamais un sprinter, je mesure 1,90 m et je pèse près de 90 kg. En revanche, ma présence physique est importante et je sais faire courir le ballon parce qu'il est toujours primordial que le ballon aille plus vite que celui qui le transmet.»

La déception des débuts, sous la férule d'Artur Jorge qui l'avait fait venir

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