«Nous voilà dans la dernière ligne droite, je dirai même plus, le
sprint est lancé.» C'est un Aimé Jacquet métaphorique qui a annoncé hier la présélection française appelée à se retirer dès samedi en terre normande pour préparer un France-Israël plutôt déterminant pour le prochain Euro 96. On sait en effet les Français assurés de terminer dans les deux premiers du groupe 1 (avec les Roumains); mais on ignore encore à quelle place. Les Roumains, qui se rendent en Slovaquie et jouent mercredi à 17h45 ont plutôt intérêt à l'emporter: ils ne comptent qu'un point d'avance sur les Tricolores. Les Français qui débuteront plus tard, à 20h45, seront en revanche fixés sur ce qui leur est possible de faire.
En attendant, Aimé Jacquet se veut généreux dans le discours, quoique oublieux d'un passé désormais sans intérêt, «on va donner tout ce que l'on a... sans se retourner». On sent néanmoins l'homme de plus en plus assuré depuis la victoire d'octobre à Bucarest. Pull fantaisie, ton affirmé, visage reposé, il assène presque sûr de lui quelques vérités toujours bonnes à rappeler aux esprits peau de chagrin: «Je l'ai dit dès les premiers jours de ma prise de fonction, nous nous qualifierons et nous irons en Angleterre.»
Pour ce faire, le sélectionneur national a donc annoncé une légère surprise, le retour de Lama n'en étant pas une. Pedros, souffrant, Dugarry blessé, Ouedec encore trop frais, Ginola peu en odeur de sainteté pour cause de comportement collectif déficient, c'est le Parisien Pa




