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Libération

Guérin, un brassard d'honneur au destinCapitaine ce soir contre Israël, il peut emmener la France à l'Euro-96.

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Publié le 15/11/1995 à 10h14

Caen, envoyé spécial

«Etre ou ne pas être»... capitaine. Il entre dans la salle de presse du stade Michel-d'Ornano, où la France accueille ce soir Israël, en citant Shakespeare avec son air de titi de Joinville, son accent des faubourgs, ses épaules légèrement voûtées et son sourire de monsieur Heureux. A la fois homme-lige de l'ère Jacquet, et meneur d'hommes pour le dernier match («la dernière marche» dit le sélectionneur national), qui pourrait emmener le groupe France vers l'Euro 96, en juin prochain, de l'autre côté de la Manche.

Pour résumer brièvement en effet, la Roumanie (1re, 18 pts) et la France (2e, 17 pts) sont d'ores et déjà assurées des deux premières places. La France peut terminer première si elle bat les hommes de Schlomo Sharf et si la Roumanie ne gagne pas en Slovaquie. Un nul peut même suffire aux Tricolores en cas de revers roumain à Bratislava. En revanche, si la Roumanie l'emporte, les Français finiront forcément deuxièmes et devront attendre les derniers résultats des autres groupes pour savoir s'ils font partie des 6 meilleurs dauphins. Dans le cas contraire, ils devront en passer par un match décisif, le 13 décembre prochain à Liverpool, entre les deux plus mauvais seconds. «Mais si j'ai bien lu ce que dit la presse, précise Vincent Guérin, en cas de victoire contre Israël et si nous finissons derrière les Roumains, nous avons 70% de chances de terminer dans les meilleurs deuxièmes.»

C'est en tout cas, le même Guérin qui a été désigné, dès le premier

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