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Interview

Libbra, l'OM côté cour des «petits»Il bataille en D2, des souvenirs du grand Marseille plein la tête.

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Publié le 25/11/1995 à 9h56

Marseille, envoyé spécial

Etrange sentiment de dépossession de soi, d'asservissement presque, dans ces mots calmes livrés en plein froid d'une baraque Algeco qui borde le terrain d'entraînement de l'OM: Marc Libbra, taille XXL et attaquant de Marseille version D2, dit simplement: «J'appartiens à l'OM pour quatre ans, s'ils veulent me vendre, se séparer de moi, ils ont tous les droits.» Le jeune homme, 23 ans, formé au club après avoir été repéré à Solliès-Pont du côté de Toulon, fait partie de cette nouvelle race de minots qui, comme celle du milieu des annés 80, veut faire remonter le club phocéen dans l'élite. Rencontre, dans un environnement très deuxième division: peu de public à l'entraînement, joueurs qui filent après la douche, presse locale peu représentée, avant le match contre Sochaux, vendredi soir (1-0 pour Sochaux).

Sa grande fierté de rejoindre le club, parce qu'à l'école ça ne marchait pas fort, il la clame d'entrée, Marc Libbra. Cadet, il laisse tout tomber, soutenu par ses parents, et débarque le 2 janvier 1989. Acclimatation rapide: le rythme plus soutenu des entraînements ­ «de deux par semaine, je passe à deux par jour» ­ ne l'émeut guère. Moins en tout cas que les premiers contacts avec les stars. «En junior 2, le mercredi après-midi, on jouait en opposition contre les pros, ils nous prenaient pour des bébés, mais jamais vous n'auriez vu des jeunes aussi sérieux que nous dans le match.»

Attaquant, il s'approche parfois des grands. «Jean-Pierre Papin m'a ap

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