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Reportage

«Bouffon, c'est un terme de vieux français»Le match PSG-Bordeaux vu par l'un des 1.000 proviseurs invités au Parc samedi.

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Publié le 27/11/1995 à 9h55

De ce milieu du foot, de cette équipe parisienne qui caracole en

tête du championnat, elle avoue d'emblée ne pas savoir grand-chose. Quoique si, «le patron, là, Fernandez, ça me dit quelque chose». Et en puisant dans sa mémoire de mère de deux garçons fans de ballon rond, elle se souvient vaguement d'un certain «Ginola. Mais ce n'est pas pareil, il me semble qu'il est un peu vedette à la télé... Ah, il n'est plus là... Il est parti fâché? Alors ce n'est peut-être pas la peine d'en parler.» A l'heure du cocktail d'avant-match, dans les salons d'honneur du parc des Princes, Ghislaine Matringe, nommée proviseur du lycée Voltaire (Paris, XIe) en début d'année scolaire, partage simplement le bonheur d'être là, avec près de 1.000 autres collègues de la région parisienne invités par le PSG. Ouverte et attentive à un monde, à un comportement social qu'elle connaît mal.

Il faut dire que sa culture n'est pas très foot. Ghislaine Matringe est originaire du grand Sud. Et sa carrière de professeur de lettres, puis de proviseur, suit plus les méandres de la culture rugby. «J'ai été à Castelnaudary, c'est Spanghero, à Toulouse, c'est Villepreux, Jolimont, (le centre de formation au rugby dans lequel a travaillé son professeur de mari), Carmaux et sa tradition ovale, Souillac, dans le Lot, qui n'est jamais loin de Brive.» Et le dernier match qu'elle a suivi, c'est la finale du championnat de France de rugby Toulouse-Castres, la saison dernière, parce que «Aué, le joueur de Castres, est un d

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