Sport? Spectacle? Les deux à la fois ou ni l'un ni l'autre? Le
Tam-Tam ski show, organisé ce week-end dans le Palais omnisports de Bercy, a réuni les meilleurs bosseurs de la planète, emmenés par l'inénarrable Edgar Grospiron qui, sa retraite de l'équipe de France prise, n'en demeure pas moins l'incontournable ludion d'une discipline qu'il est persuadé avoir laissé orpheline. Il n'en est rien: Olivier Cotte, chez les garçons, ou Candice Gilg, championne du monde en titre, sont bel et bien là pour assurer la relève. Rencontre avec la jeune Plagnarde, troisième samedi, triomphante hier.
Elle est montée à Paris pour l'occasion, comme il y a une quinzaine de jours lors d'un événement sensiblement identique au parc des Princes. Pas vraiment dupe de ce qui va s'y passer: «Les gens viennent voir Edgar Grospiron, pas Candice Gilg», ni de l'intérêt d'une piste tellement courte que le premier saut est effectué immédiatement après le départ, «cela n'a rien à voir avec une Coupe du monde, le niveau n'y est pas». Pourtant elle sait également qu'elle doit en passer par là: «Bercy, il faut y être parce que notre sport a besoin de reconnaissance, parce qu'il est susceptible de plaire à des gens qui, sinon, n'auraient pas l'occasion de venir nous voir.» Dilemme d'un sport spectaculaire, dont les plus pessimistes prédisent qu'il ne saurait survivre au départ de Grospiron, spécialisé désormais dans l'exhibition en boîtes de nuit, les shows aux Etats-Unis, ou les publicités pour des céréales. Le




