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Bruno Peyron contre la montre et l'océanS'il arrive avant mercredi 1h 52 min, il bat le record de traversée de l'Atlantique.

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Publié le 28/11/1995 à 9h52

C'est une course compte à rebours. Pour espérer battre le record de

la traversée de l'Atlantique-Nord, Bruno Peyron et ses trois équipiers doivent arriver avant le 29 novembre, 00 heures, 52 min et 35 s (temps universel, soit mercredi, 1 heure, 52 min et 35 s, heure française). A cet instant précis seulement, ils sauront si les six jours, treize heures, trois minutes et trente-deux secondes de Serge Madec, établis en 1990, ont vécu. Et s'ils ont bien fait, finalement, alors qu'ils comptaient traverser l'océan façon croisière, de revenir sur New York pour s'élancer plein vent. In extremis.

Le premier dézingueur du trophée Jules-Verne et du Tour du monde en quatre-vingts jours avait en effet fait de ce record l'un des objectifs de son année 95. Mais les longues semaines d'attente (plus de cent cinquante jours à guetter la moindre fenêtre météo), dans le port de New York, avaient finalement eu raison du moral des troupes. Sans oublier ces cyclones, plus de vingt, en voici en voilà, qui détraquaient les vents, qui boursouflaient les vagues, qui bridaient les envies.

Virés pourtant de la Grosse Pomme à cause des prémices d'un hiver plus rigoureux que jamais, l'équipage avait donc choisi de convoyer la grosse bête à deux coques, avant que les monstrueuses tempêtes de fin d'année ne viennent saborder leur rêve. Amarres larguées, le grand catamaran, l'ancien Jet Services aux noms changeants, aujourd'hui rebaptisé Pays de Loire-Explorer a donc pris la mer. A son bord, quatre hommes. Out

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