Les Français n'ont-ils rien d'autre à faire? Onze mille d'entre nous
n'ont en effet pas jugé inutile de répondre à un pseudo-questionnaire destiné à trouver une appellation contrôlée au futur Grand Stade de Saint-Denis, temple promis du sport et du divertissement national.
Hier alors, une première délibération de trois heures a réuni, au ministère des Sports, un jury très «melting potes» (un journaliste, une chanteuse, quelques internationaux de foot passés et présents, une cycliste, un comédien... et un animateur-télé en président de groupe) décidé à passer au crible les milliers de bulletins proposés. Et tout cela pour quoi? Pour donner à Guy Drut (ministre des Sports) une liste de noms potentiels dont on ne sait même pas s'ils seront retenus lorsque l'ancien champion olympique du saut de haies annoncera lundi prochain, en direct et à 13h15, la toponymie élue.
Dans la liste des nominés en tout cas, pas de grosse surprise. Michel Platini arrive en tête du sondage, mais, s'estimant trop jeune et toujours vivant, ce bon vieux ex-numéro 10 a eu la courtoisie de refuser que son nom soit associé à une construction, serait-elle celle qui accueillera la finale de la prochaine Coupe du monde. Sinon, il précède, à ce top 50 de la renommée, Jules Rimet, le général de Gaulle, Saint-Exupéry, Albert Camus, Marcel Cerdan voire Roger Couderc. Tous trop tôt disparus, ils n'auront donc pas d'excuses à faire valoir en cas de succès. Tout comme les quelques outsiders de dernière minute dont Anto




