Quelle santé! En l'emportant dès le premier des deux simples
disputés dimanche, et avant même que Jim Courier ne perde la cinquième rencontre de cette finale de Coupe Davis, Pete Sampras a offert aux Etats-Unis son 31e saladier d'argent. Succès d'une équipe, le triomphe américain est aussi le fruit du travail d'un homme, le numéro un mondial, qui a porté sur ses épaules le poids de la confrontation. En se gardant bien de tirer la couverture à lui. «C'est une grande victoire d'équipe et une grande victoire pour l'entraîneur Tom Gullikson, a-t-il déclaré après la victoire. Depuis Lyon (finale perdue contre la bande à Noah en 1991, ndlr), j'ai acquis plus d'expérience en Coupe Davis. Et je ne me laisse plus intimider par la fureur du public.»
Ainsi hier, lors du quatrième match décisif, Pete Sampras, nullement éprouvé, comme le pensaient certains, par ses deux précédents jours de compétition, va livrer encore son meilleur tennis. Sans rien entendre des vociférations des 16.000 spectateurs du stade olympique de Moscou. Au contraire, multipliant services gagnants, accélérations et montées au filet, il ne laisse aucune chance à Yevgueni Kafelnikov au cours des deux premières manches. Le Russe, pourtant numéro 6 mondial, ne peut refaire surface qu'au cours de la troisième manche, contraignant Sampras au jeu décisif qu'il remporte 7-4. Un peu tard cependant pour inquiéter le numéro un mondial décidément sur son nuage. «J'étais plus patient en fond de court aujourd'hui que face à Chesn




