Menu
Libération

des succès et des regrets, rétrospective de l'année 1995 (2)Cantona, Ginola, Papin, tiercé des maudits Outre-Manche, Eric et David s'affrontent demain à Manchester. JPP reste discret.

Réservé aux abonnés

Publié le 26/12/1995 à 10h56

Félix Fénéon, journaliste critique et artiste de la nouvelle brève

de l'entre-deux siècles, aurait sans doute su tirer tout le jus de cette étonnante série de mini-faits divers sportifs. Du genre: «Disparitions dans le monde du football français. A Munich, Manchester et Newcastle. Maux mal soignés, orgueil mal placé, mots mal choisis.» Papin le perpétuel convalescent, Cantona l'autojusticier et Ginola le bellâtre en quête de reconnaissance hexagonale ont, pour des raisons diverses, dû quitter un bateau France désormais oublieux des ivresses du soir et des gueules dans le seau du matin.

Trois expat' donc, hier encore présentés comme les tenons et les aboutissons d'une l'équipe nationale en phase de redécollage, ont disparu progressivement des tablettes. Rien d'important a priori, si ce n'est que leur lente décomposition dans le paysage footballistique national est allé de pair avec l'émergence de jeunes talents. Emergence qui a laminé les actions du trio déchu. L'absence des trois attaquants plus ou moins trentenaires n'a, en effet, pas empêché les Tricolores d'Aimé Jacquet d'obtenir leur billet pour l'Euro 96 de juin au coeur des cités anglaises. En attendant l'épopée, retour sur trois mises au banc, dont personne ne sait si elles seront définitives. Ou si les absents reviendront, tel Jésus dans les films de Chatiliez.

Nommé capitaine incontournable lors du lancement de la campagne européenne, Eric Cantona n'a pas tenu très longtemps. Sa suffisance au verbe parfois définitif

Dans la même rubrique