Serrage de ceinture pour cause de crise financière et de retour au
bon sens: désormais, sueur d'athlètes et bourse de sponsoring ne sont plus vraiment en ménage. L'argent de l'entreprise jadis dilapidé dans de faramineux budgets de com' sportive se fait rare. Même s'il est encore distribué. Comme dans le ski où, en dépit des difficultés médiatiques que connaît ce sport, quelques sociétés, parfois par philantropie, parfois en quête de notoriété, continuent à se convaincre que nos meilleurs glisseurs peuvent faire de judicieux hommes (ou femmes)-sandwichs.
La plupart de ces entreprises sont des sponsors «bandeaux», surnommés ainsi parce que c'est le seul espace libre que le skieur peut négocier individuellement et qu'il porte fièrement sur le casque, le bonnet, la casquette ou le bandana, en fonction du lieu et des modes. Beaucoup de nos skieurs de première série sont ainsi soutenus, un peu par défaut et faute de mieux, par les stations alpines dont ils sont issus. Alphand et Serre-Chevalier, Crétier et La Plagne, Leila Piccard et les Saisies... D'autres, plus chanceux, plus combatifs, voire mieux épaulés, trouvent de meilleures accointances. Comme Adrien Duvillard et Sophie Lefranc, couple à la ville, mais pas à la montagne (il est descendeur, elle est géantiste), supportés elle par Liebherr et lui par Somfy. Explications de deux bailleurs de fonds qui parient sur leur jeunesse (elle a 24 ans, il en a 26).
Liebherr, spécialiste du froid, importe et distribue de l'équipement éle




