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Sykora s'ouvre la porte en slalom.L'Autrichien remporte sa première victoire, sous le nez de Tomba.

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Publié le 15/01/1996 à 23h56

Kitzbühel, envoyé spécial

Et les tribunes de Kitzbühel d'éructer. Et les 25.000 spectateurs de chanter les louanges d'un enfant du pays aux airs de grand Duduche souriant. L'Autriche ne pouvait rêver plus royale apothéose dominicale que ce succès de Thomas Sykora qui vient couronner la mainmise nationale après le succès de Mader en descente samedi.

Galvanisé par l'ambiance des grands jours, Sykora se retrouve au matin, dossard 7, à s'élancer derrière Alberto Tomba qui vient de signer le meilleur temps de la première manche. Un début de saison manqué, des questions sur sa manière de skier, sur son matériel le forcent à travailler d'arrache-pied pendant les fêtes. Puis Thomas Sykora, qui jusque-là n'avait gagné que l'estime de ses coéquipiers, sent venir le bon coup lorsqu'il réalise le meilleur temps de la seconde manche du slalom de Flachau, la semaine dernière. Et hier, il signe le meilleur temps de la manche initiale, avec quatre centièmes d'avance sur la Bombe italienne. Réfugié dans le bus de l'équipe autrichienne stationné au pied de la piste, Sykora se dit alors que c'est la chance de sa vie, «le moyen de réaliser un rêve d'enfant». La pression monte, mais il saura rester philosophe: «Quand on gagne avec 6/10 d'avance, tout le monde vous félicite; quand vous perdez avec 2/100 de retard, comme l'an dernier à Lech, tout le monde vous dit que vos nerfs ont lâché. Alors...»

Hier en tout cas, le grand enfant du pays (1,90m) n'a pas faibli lors de la seconde manche pour venir

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