En début de saison,
au sortir d'une campagne américaine fructueuse (2e à Beaver Creek, 4e à Park City), quand on demandait à Sébastien Amiez s'il avait constaté des changements dans sa vie quotidienne depuis la succession de bons résultats dans une discipline où les Français ne brillaient plus guère (la dernière victoire en slalom, celle de Bianchi à Madonna, remontait à 1992), il répondait: «Oui, les coups de téléphone sont plus nombreux. Comme les félicitations de personnes qui avant te parlaient à peine. Disons qu'une fois que les résultats sont là, il y en a qui commencent à s'intéresser à toi.» Et ils devraient être plus nombreux encore hier après la victoire de «Bastoune», dans le slalom de Veysonnaz (Suisse). Parce que le jeune Français de 23 ans a enfin confirmé tout le bien que le monde du ski pense de lui. Lui qui, la semaine dernière à Kitzbühel, se demandait, alors qu'il venait encore d'échouer au pied du podium, si un jour ou l'autre il parviendrait à devancer ses adversaires.
C'est désormais chose faite à l'issue d'une course à rebondissements et d'une seconde manche particulièrement traîtresse qui fut fatale à nombre d'inattentifs. C'est l'heure du dernier carré. Quatrième à l'issue de la première manche, Sébastien Amiez s'élance avant ses trois devanciers, et malgré une fin de parcours à l'arraché («mais c'est ma façon de skier, et ces fautes ne m'ont pas fait douter»), signe le deuxième temps de la manche derrière son alter ego, Yves Dimier, toujours parfai




