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Interview

«Pour le ski féminin, nous sommes un petit pays»Michel Vion, directeur technique alpin, tente d'expliquer les contre-performances des Françaises.

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Publié le 27/01/1996 à 23h23

Sestrières, envoyé spécial

A un peu plus de quinze jours du début des championnats du monde en Sierra Nevada, l'équipe de France de ski montre deux visages. Tandis que les garçons flambent aussi bien en descente (Alphand) qu'en slalom (Amiez et Dimier), voire en géant (Saïoni), les filles sont à la peine depuis le début de saison. Le point avec Michel Vion, directeur technique alpin, à l'heure où le grand cirque fait halte à Sestrières pour un slalom féminin nocturne couru hier soir et remporté par la Suissesse Sonja Nef devant sa compatriote Marlies Oester et la Suédoise Pernilla Wiberg, une descente filles samedi (sous réserve) et un slalom hommes disputé également samedi à la tombée de la nuit.

C'est un début de saison rêvé pour les garçons?

C'est vrai qu'il y a une bonne dynamique de groupe. Avec trois points importants. D'abord, Luc Alphand est devenu le leader médiatique et sportif incontesté, parce qu'il est enfin régulier au plus haut niveau. Deuxièmement, il n'est plus tout seul; des garçons comme Amiez, Dimier en slalom ou Saïoni en géant, qui s'est classé à cinq reprises dans les dix premiers, ont également atteint ce niveau. Et enfin, il y en a d'autres qui poussent derrière. Le niveau est bien là, l'émulation est saine, le climat serein même en dessous des meilleurs et tout peut arriver en Sierra. Le seul problème par rapport aux critères de sélection pour les championnats du monde (finir au moins une fois dans les quinze premiers d'une épreuve de Coupe du monde,

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