Menu
Libération
Reportage

A Sestrières, le show laisse de glaceLa descente dames a été annulée et, dans le slalom, Tomba est tombé.

Réservé aux abonnés

Publié le 29/01/1996 à 23h21

Sestrières, envoyé spécial

C'est d'abord l'Italie du paraître, l'Italie du clinquant, l'Italie des feux de la rampe et du ski en prime time. C'est aussi l'Italie qui pleure, dès la première manche, la chute de Tomba, dossard n$2, que l'on espérait dopeur d'audience. Et c'est enfin l'Italie qui se moque un peu du reste. Car, en attendant le slalom nocturne que 300 projecteurs illuminent, la journée de samedi est pénible à suivre. Descendront, descendront pas? Après le coup de gueule des filles, qui avaient déjà renaudé à propos de la préparation de la Banchetta, la piste de descente redessinée par Bernard Russi en prévision des championnats du monde 1997, les choses ne s'améliorent guère. «Ce qui n'est pas bon pour eux est bon pour nous», avait ainsi fait remarquer Picabo Street, alors que la descente hommes, prévue samedi, avait été déplacée à Garmisch et remplacée par l'épreuve filles. Manque de préparation, avaient argué les organisateurs, et qualité de course insuffisante pour les hommes. On y a donc travaillé le vendredi et la nuit qui suivit. Et l'on annonce en plein jour que les choses sont claires, que la course promet d'être belle, sous le soleil qui baigne la station créée dans les années 20 par les riches industriels turinois.

C'était hélas sans compter sur le tracé. Onze filles vont s'élancer. Reconnaissance hâtive, parcours mal pensé? Huit d'entre elles vont rater une porte après la compression. Et au moment où Picabo Street est en course, le jury préfère lever le

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique