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Reportage

Sierra Nevada, la quinzaine du blancLes championnats du monde de ski commencent avec le super-G femmes.

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Publié le 12/02/1996 à 1h27

Pradollano (Espagne), envoyé spécial

C'est Paco Fernandez Ochoa, figure emblématique du ski espagnol, qui l'annonce. Le slalomeur, vainqueur aux jeux de Sapporo en 1972, devenu directeur technique de l'épreuve espagnole, clame d'emblée que «ces championnats du monde seront les meilleurs jamais organisés». Méthode Coué ou triomphalisme avant l'heure, ses propos sonnent comme une revanche. Sur le sort et sur le temps qui ont longtemps fait craindre le pire. Avant que n'éclate dans les coeurs andalous le slogan local «Vamos a conseguir» que l'on pourrait traduire par «cette fois, on va réussir»...

On se souvient des pleurs et des lamentations de l'an passé lorsque, faute de neige, les championnats du monde avaient été menacés, puis annulés et enfin reportés à l'hiver suivant. Les hôteliers, les restaurateurs, de crier alors misère, d'envisager une faillite déshonorante, de prévoir la fin du monde. Quelques mots gentils du bon roi, la promesse de l'Etat de verser une aide couvrant les 70 millions de francs de pertes prévues, le rééchelonnement des dettes et c'était reparti pour un tour. En se convainquant que ce serait bien le diable si la neige s'absentait deux années de suite. En se disant qu'un an de plus, c'était toujours ça de pris pour mettre la dernière main aux préparatifs.

Ainsi, on a pu installer de nouveaux canons à neige, construire un télésiège qui mène plus aisément au départ du géant, installer des pare-vent au sommet de la descente pour faire monter les courants ven

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