Pradollano, envoyé spécial
On l'a d'abord accueilli comme une discipline un rien bâtarde, une épreuve hybride entre la descente et le géant. Et puis le super G, créé au début des années 80, homologué en 1985, puis définitivement consacré deux ans plus tard lors de la victoire de Pirmin Zürbriggen aux Championnats du monde de Crans Montana, a petit à petit acquis ses lettres de noblesse. «Le concept a été lent à s'imposer, quand on bouscule les gens il y a toujours un temps de résistance.» C'est du moins l'avis de Gérard Gautier, responsable de la formation ski à l'université de Grenoble, qui revient sur la spécificité de l'épreuve que les hommes disputent aujourd'hui sur le pic de la Veleta.
A quels impératifs devait répondre la création de l'épreuve du super G?
Elle visait surtout à rétablir un compromis qui n'existait plus entre la vitesse et les courbes conduites et à recréer un état d'esprit disparu en redonnant au ski un côté libertaire que le géant avait perdu. Si l'on comparait le ski au patinage artistique, le géant ressemblerait plutôt aux figures imposées, avec des courbes très propres et très lisses, tandis que le super G se rapprocherait des exercices libres avec des trajectoires longues et des courbes rapides. C'était aussi, c'est vrai, un moyen d'offir une seconde épreuve de vitesse aux descendeurs.
Quelle spécificité peut-on reconnaître au super G par rapport à l'autre discipline de vitesse qu'est la descente?
L'originalité du super G vient de son règlement, qui re




