Pradollano, envoyé spécial
Dans le milieu, cela n'a rien d'un sujet tabou, mais la discrétion reste de mise. L'électrostimulation, on accepte bien d'en parler, en regardant toutefois autour de soi pour se convaincre que personne d'autre n'écoute. Parce que, depuis qu'existe cette méthode de musculation, initialement destinée aux personnes convalescentes avant d'être proposée aux sportifs sains pour l'entretien physique et le développement de la force musculaire, certains esprits contrariants tentent de l'assimiler à une forme de dopage. Même si elle est absente des listes de produits interdits dressées par le CIO.
D'ailleurs, la chose n'a rien d'un produit, mais elle frappe les esprits. «C'est une façon non naturelle de faire travailler le muscle», reconnaît Olivier Lourie, le préparateur physique du groupe vitesse de l'équipe de France. «C'est vrai que la vision d'un sportif assis, ses électrodes sur les cuisses, et à qui on envoie des stimulations électriques pour faire travailler le muscle peut renvoyer à des images de torture», consent Gilles Cometti, professeur à l'université de Bourgogne et patron du Centre d'expertise de la performance à Dijon. D'autant que la méthode a été mise au point et essayée par les pays de l'Est, Russes en tête, avec les travaux du redoutable docteur Kotz, dans les années 70.
Aujourd'hui pourtant, athlètes, lutteurs, boxeurs, footballeurs (la Juventus et Parme en sont de farouches partisans) et skieurs utilisent la méthode dont Gilles Cometti s




