Pradollano, envoyé spécial
Il y a bien sûr la mort de l'Autrichienne Ulrike Maier, en janvier 1994 à Garmisch, qui en a fait réfléchir quelques-uns. Rappelant à tous les pratiquants du plus haut niveau que le ski était bel et bien un sport à risques. Mortels parfois, incalculables souvent, comme mercredi encore, quand au sortir du brouillard, de façon incompréhensible, la descendeuse russe Lebedeva a heurté un officiel qui traversait la piste (1). Blessures douloureuses, convalescences lentes... et l'argent qui parfois vient à manquer, faute d'assurance.
Concernant la protection sociale, le skieur français vit en effet dans un flou joliment artistique. «Compte tenu de la spécificité du ski, la Fédération vérifie simplement que ses athlètes ont une couverture, en cas de maladie ou d'accident», précise Jean-Rémy Mignot, chargé du dossier à la Fédération française de ski. La FFS, elle, outre la licence obligatoire, souscrit en effet une individuelle-accident pour chaque skieur de l'équipe de France. Soins et rapatriements sont ainsi garantis. Mais qu'en est-il de la longue période d'indisponibilité qui peut faire suite à une blessure, qu'en est-il des indemnités journalières versées à un sportif qui ne peut plus gagner sa vie?
«Il y a quinze, vingt ans, il existait une caisse de secours créée par la Fédération pour venir en aide aux blessés», se souvient Jean-Rémy Mignot. De menus dérapages, quelques blessures diplomatiques de skieurs qui avaient des difficultés à se maintenir




