Pradollano, envoyé spécial
C'est un élément incontournable, qui fait se dresser les foules, se pâmer les télés, s'envoler les skieurs. Le saut, geste spectaculaire, est partie intégrante des descentes. Avant les épreuves hommes et dames disputées ce week-end, le Suisse Bernard Russi, ancien champion du monde de la discipline, revient sur cette particularité technique sans laquelle «une descente ne serait pas une descente».
Peut-on classifier les types de saut auxquels sont confrontés les descendeurs?
Il en existe deux sortes. D'abord, il y a l'obstacle que l'on doit essayer de franchir en sautant le moins loin possible, malgré la vitesse et le changement de terrain, et en tentant de coller au plus près du relief de la piste. Et puis, il y a le saut où l'on doit chercher à atterrir le plus loin possible.
Quelles sont les techniques à employer pour franchir un tel obstacle?
Elles sont de deux ordres. Soit j'essaye d'amortir le saut, l'obstacle qui vient sur moi et qui a tendance à m'éjecter. Avec les mouvements du corps, je vais essayer d'absorber cette force qui m'attire vers le vide, en tentant toujours de faire le même mouvement que le terrain. Et, évidemment, en anticipant, parce que dès que l'on joue avec la vitesse, c'est une condition impérative. La technique consiste à se redresser légèrement, à s'ouvrir un peu pour plonger immédiatement. La seconde manière, c'est la technique de l'op-traken. On sait qu'on va sauter une certaine longueur. Volontairement, je vais sauter dix




