Tournoi des cinq nations, 3e journée. A Paris, France bat Irlande
45- 10.
France. 7 essais: Saint-André (11e), Ntamack (20e, 56e), Castel (30e, 64e), Accoceberry (39e), Campan (76e). 5 transformations: Castaignède (20e, 39e, 56e, 64e, 76e). Irlande. 1 essai de pénalité (80e). 1 transformation: Humphreys (80e). 1 pénalité: Humphreys (36e).
France, 7 essais, 5 transformations, 45. Irlande, 1 essai de pénalité, 1 transformation, une pénalité, 10. Ce sont les données de l'équation dont on présage l'inconnue, et c'est au bout du compte une bien mauvaise nouvelle. Le Tournoi est en train de perdre une des cinq nations.
On peut bien sûr reprendre les données et en conclure qu'il n'y a rien de nouveau sous le soleil. Relever que la dernière victoire des Irlandais en France remonte à 1972 à Colombes; qu'il n'ont plus battu les Français depuis 1983 à Dublin; qu'il y a quatre ans, au Parc, ils avaient encaissé un 44 à 12; qu'ils n'ont pas marqué d'essai en France depuis 1980 et que l'arbitre anglais samedi leur a finalement rendu un bien mauvais service, en transformant l'essai aplati en coin par le demi de mêlée Hogan à la dernière minute en essai de pénalité, c'est-à-dire anonyme. Constater que malgré tout les Irlandais sont encore là, puisque après tout les Ecossais cette année ne les ont battus que 16 à 10. Mais tout cela ne fait qu'infléchir à peine la question: pour combien de temps encore les Irlandais seront-ils là?
Depuis une quinzaine d'années que le jeu s'accélère, le fighting sp




