Dimanche, descente dames
Or: Picabo Street (USA), 1'5406 Argent: Katja Seizinger (All), 1'5463 Bronze: Hilary Lindh (USA), 1'5470 Dans l'aire d'arrivée, elle applaudit la gerbe de neige et de dépit de sa dernière rivale, l'Italienne Isolde Kostner, gagnante du super-G mais qui a manqué son parcours. Picabo Street exulte. Elle est championne du monde de descente. Elle peut alors enlever son casque et poser le pied dessus. Symbolique alpine. Un artiste du pinceau lui a décoré la protection ronde en y peignant un globe terrestre. En signe de domination, l'Américaine marque qu'elle est en ce dimanche la meilleure descendeuse de la planète, que les autres sont sous sa botte.
Comme pour les hommes, la hiérarchie a en effet été respectée. Derrière la native de Triumph, dans l'Idaho, on retrouve la Blanche-Neige de la Ruhr, Katja Seizinger, et Hillary Lindh, autre fille de l'Oncle Sam, plusieurs fois médaillée déjà et qui assoit la prééminence de l'école américaine de descente.
Un peu plus tôt, Picabo s'est élancée avec ce style tellement particulier qu'on la croit toujours en déséquilibre. Mais elle est comme ça, la fille au prénom indien qui signifie «eaux brillantes»: toujours à la limite dans les virages, les skis toujours très écartés lorsqu'elle est en position de recherche de vitesse, pratiquement couchée là où les autres passent en relevant la tête. «On dit qu'ici c'est une descente facile, mais ce n'est pas vrai, corrigeait-elle avant l'épreuve. Pour gagner, il faut prendre l




