Pradollano, envoyé spécial
On dit là-bas, que c'est le plus connu de tous. Jure Kosir, «notre Jure» ainsi que se l'approprie chaque Slovène, est star en son pays. «Ici explique Ian Schmitec, directeur du club de ski de Kranjka Gora, le meilleur du pays, le ski est le sport national, bien au dessus du football, et dans les sondages, Kosir est toujours classé second, juste derrière le président de la République.»
Pays de 2 millions d'habitants coincé entre l'Italie, l'Autriche et la Croatie, la Slovénie est terre de ski depuis longtemps. La Yougoslavie était encore la Yougoslavie que, déjà, les meilleurs skieurs les Krisaj, Petrovic, Svet étaient tous Slovènes, enfants de la glisse issus de ce bout d'Alpes Juliennes, sauvages et désertes hier, en pleine transformation aujourd'hui pour accueillir les skieurs à devises venus d'Italie. Les équipements ne sont pourtant toujours pas légion, les stations-villages peu fournies en remonte-pentes et les pistes courtes et peu nombreuses. Du coup, le Slovène est plus slalomeur que descendeur. «Chez nous, nous avons quelques stades de slalom, mais pas de véritables pistes de descente, hormis à Maribor. Alors en général, nous prenons des forfaits à l'année pour aller skier sur les glaciers autrichiens raconte Ian Schmitec. Et comme il est impossible de faire fermer une piste pour que des descendeurs s'entraînent, nous formons plus de spécialistes des disciplines techniques.»
On voit ainsi, au fil des slaloms ou des géants de coupe du mo




