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Interview

Tracer les slaloms, épreuve très tactique des entraîneurs. Comment augmenter les chances de ses protégées, par Paul-André Dubosson, ancien coach des Suissesses.

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Publié le 24/02/1996 à 0h49

Pradollano, envoyé spécial

«J'aurais voulu mourir à Lillehammer.» Ainsi parle Paul-André Dubosson, ancien entraîneur suisse, lorsqu'il repense à la victoire de sa protégée, Vreni Schneider, dans le slalom olympique. La Suissesse au palmarès en fer forgé s'est arrêtée l'an passé après avoir remporté le globe de cristal de la Coupe du monde. Lui aussi a cessé son rôle dans l'encadrement national, mais il revient avec plaisir sur une facette méconnue du travail de coach: le tracé des slaloms. D'une importance névralgique, comme on l'a vu jeudi dans le géant dames. La première manche, tracée par Thierry Meynet, entraîneur des techniciennes suisses, avait permis à deux Helvètes de prendre la tête. La seconde manche, dessinée par l'entraîneur de Deborah Compagnoni, a offert un maximum de chances à l'Italienne pour s'emparer du titre mondial. Ce qu'elle fit, tandis que la jeune Sonja Nef, victime d'un début de parcours trop tournant, chutait avant l'heure.

Quand sait-on que l'on doit tracer un slalom pour les épreuves de Coupe du monde ou pour les championnats du monde?

En Coupe du monde, on apprend deux mois à l'avance que l'on va devoir tracer telle ou telle manche de slalom, selon les directives de la FIS (Fédération internationale de ski) et par rapport au nombre de filles que l'on a dans le groupe des premières séries. Plus elles sont nombreuses, plus on aura la possibilité de tracer de slaloms, et plus on pourra avantager nos propres coureuses. Pour les championnats du monde, c'

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