Propos naturels de fin de cycle. A quelques jours d'un Belgique-France qui va clore une série de trois matches amicaux pour les Tricolores, Aimé Jacquet, sélectionneur national, parle déjà de page à tourner. «Dans cette phase qui se termine, j'ai toujours maintenu ma logique de sélection. Mon objectif est très simple: travailler sur les acquis. Je ne veux pas innover, changer pour changer.» La victoire contre le Portugal, puis celle contre la Grèce, avant la confrontation de Bruxelles, l'ont donc amené à maintenir sa confiance au groupe qui s'est offert une qualification pour le prochain Euro anglais de juin prochain. Une manière d'expliquer pourquoi, parmi les seize noms couchés sur la présélection annoncée hier n'apparaissent toujours pas les patronymes de quelques vieux talents qui vont bien finir par accuser le coup, qu'ils soient anglais (Cantona-Ginola), allemand (Papin), voire auxerrois (Blanc). «Le choix sera peut-être différent dans les mois à venir» a cependant précisé Aimé Jacquet, «Cantona, Ginola, j'y pense souvent. Mais c'est une question sportive qui m'est posée. Je connais la forme actuelle de Cantona, les qualités de footballeur de Ginola, mais dans cette préparation que j'ai établie, je poursuis mes idées jusqu'au bout.» Quant à Laurent Blanc, dont on annonçait un peu vite le retour en bleu, «je le connais bien, il m'a semblé qu'un garçon de sa valeur, s'il est rappelé, c'est pour jouer». Or comme il n'entrait pas dans les plans Jacquet de titulariser le gr
Les Bleus se passent encore de Cantona, Ginola et Papin
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Trois mois avant l'Euro, leur retour n'est toujours pas programmé.
ParRémy FIERE
Publié le 19/03/1996 à 2h32
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