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Libération

Aimé Jacquet contraint de revoir ses troupes. Les forfaits l'ont obligé à modifier l'équipe de France qui joue ce soir en Belgique.

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Publié le 27/03/1996 à 2h00

Bruxelles, envoyé spécial

«Je ne m'étais pas préparé à bâtir une équipe de ce type-là.» Pauvre Aimé Jacquet, dont les schémas organisationnels peaufinés à l'occasion du match amical contre la Belgique se sont écroulés au fur et à mesure des blessures et des forfaits annoncés au sein de son noyau dur. Si l'on oublie Djorkaeff, indisponible depuis plusieurs semaines, et Guérin qui relève de blessure, les derniers matchs européens, comme la 32e journée de championnat le week-end dernier, ont laissé quelques sales traces physiques. Ce sont d'abord les Nantais Ouédec et Ferri, dont on saluait le retour en A' qui se sont fait porter pâles. Puis les Monégasques Barthez et Petit renvoyés sur le Rocher. Et enfin Desailly et Leboeuf. Quant à Zidane, qui se plaignait de douleurs à la cuisse, il ne sera que 17e homme. «Pas question que je prenne des risques avec lui, a reconnu Jacquet, surtout en ce moment.» C'est dire s'il est peu probable de voir le Bordelais, même en fin de rencontre.

Alors, le sélectionneur doit montrer ses capacités d'adaptation et puiser dans ce réservoir finalement vaste dont il dispose aujourd'hui. «C'est de toute façon une période profitable qui va me permettre de voir autre chose», dit-il même s'il avoue regretter ne pouvoir par exemple revoir la charnière Roche-Desailly. «La paire Roche-Blanc (reconstituée donc pour l'occasion, ndlr) est néanmoins intéressante, puisque c'est celle utilisée au début des éliminatoires de l'Euro.» Ce tombereau de défections fait

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