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Football. A Bruxelles, la France a battu la Belgique 2 à 0 en match de préparation à l'Euro 96. Une victoire, un record historique. Les Bleus de Jacquet plus invincibles que la bande à Platini.

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Publié le 28/03/1996 à 2h00

Bruxelles,

envoyé spécial Que penser finalement d'un match disputé en toute sympathie, pour le plus grand bien de l'amitié franco-belge? Pas grand chose à l'issue d'une triste première mi-temps (0-0). Beaucoup plus de bien au moment du résultat final (2-0 pour la France), et record d'invincibilité battu pour la bande à Jacquet qui signe là un vingtième match sans avoir connu les affres de la défaite.

Privés, sans gloire, d'un Euro 96, la Belgique attend, sceptique, des Diables Rouges qui en ont appelé à l'union sacrée. Paul van Himst, sélectionneur national qu'ici on n'appelle que Popol, éreinté par les critiques qui ont plu après des éliminatoires piteux, a, depuis, choisi de rebâtir son équipe autour d'une ossature de légionnaires, partis exercer leur talent outre-quiévrain, et ailleurs. Scifo (Monaco), Albert (Newcastle), Degryse (Sheffield) sont donc revenus aux affaires pour lancer, déjà, la campagne du Mondial 98. Même Oliveira, le buteur que l'on n'avait pas revu depuis presque deux ans, a fait la paix avec le sélectionneur et remis dans la poche arrière du short les paroles définitives qu'il avait lâchées avant le Mondial 94. Le Belge d'origine brésilienne qui brille aujourd'hui au sein de l'attaque italienne de Cagliari avait clamé que tant que Van Himst serait l'architecte de la sélection nationale, il n'y remettrait plus les pieds. Un coup de fil réparateur, il y a une quinzaine, et Oliveira est bien là. Ses premiers appels de balles sont astucieux, c'est vrai, son

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