Praz-sur-Arly, envoyé spécial
C'est l'histoire d'une petite station qui, l'espace d'un week-end, fait la nique aux grosses usines à ski en réunissant, uniquement pour le plaisir, ce qui se fait de mieux dans le cirque blanc français. Praz-sur-Arly (Haute-Savoie), ses chalets de bois, ses alpages verdoyants, ses vaches à cloche, à quelques kilomètres de Megève, recevait en effet, samedi et dimanche, pour une fête de fin de saison, le gratin de la glisse tricolore. Point d'orgue d'une saison forte en résultats et que l'on vient fêter comme il se doit. Comme si, dans un sport aussi individuel, le besoin de se retrouver ensemble sans pression ni concurrence permettait de se ressouder avant de partir en vacances.
L'épreuve répond au doux nom de la «Det'lée». Préciser le sens de ce mot du dialecte local serait sans doute faire injure aux gars des montagnes. Mais grosso modo pourtant, ce patronyme correspond au moment où le paysan lâche les bêtes, après une journée de travail aux champs. Juste appellation, comme on l'imagine.
«Au départ, on avait pensé faire une épreuve pour récompenser les techniciens du ski, tous ces travailleurs de l'ombre jamais mis en lumière», explique René Perret, dit le Gaulois, président du ski-club local, organisateur de l'événement et fanatique que l'on retrouve souvent avec une bande de joyeux soudards sur les épreuves de Coupe du monde. L'idée a rapidement fait son chemin, le fleuve d'enthousiasme a débordé de son lit pour rallier à sa juste cause le m




