La Corogne ne sera pas la quatrième roue du triste carosse de
l'insuccès parisien en demi-finale européenne. Après trois échecs en autant d'années, le PSG n'a en effet jamais été aussi bien placé pour se qualifier enfin pour une finale. «Avec notre victoire à La Corogne, c'est la première fois que nous remportons un match de demi-finale» explique Michel Denisot, président délégué du club.
L'an passé, en deux coups les gros, Savicevic et les Milanais de Berlusconi avaient ôté aux Parisiens tout droit à la finale de la Champion's League, malgré une campagne de qualification remarquable. Une année plus tôt, après avoir fait match nul à l'aller au Parc (1-1), les hommes d'Artur Jorge, dominateurs, avaient pourtant concédé sur la pelouse d'Arsenal sans parvenir à marquer. Enfin en coupe de l'UEFA il y a trois ans, la morgue et la suffisance turinoise avaient eu raison du PSG version Canal. Ce soir les choses se présentent donc différemment. Le but de Youri Djorkaeff dans les dernières minutes du match aller alors qu'il venait d'entrer en jeu a en effet favorablement bouleversé la donne. «Nous ne sommes pas loin de l'exploit», affirme Luis Fernandez, heureux de disposer pour la première fois de la saison de tout son effectif, ce qui va lui permettre d'effectuer un choix, au dernier moment, parmi les 19 joueurs à sa disposition. L'entraîneur parisien se méfie toutefois des Espagnols, neuvièmes seulement dans leur championnat et qui ont «tout axé sur la Coupe d'Europe», un succès fina




