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Portrait

Patrick Colleter, arrière pas si gauche du PSG. Si Paris bat La Corogne, le souvent moqué étoffera un palmarès que beaucoup peuvent lui envier.

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Publié le 18/04/1996 à 3h59

Enigmatique personnage. Monsieur Doubleface. Aussi teigneux et

véhément sur la pelouse qu'effacé en dehors. Personnalité que l'on imagine gommée pour ne pas donner prise aux vents mauvais de la critique, carapace que l'on croit façonnée pour échapper à un milieu dont il dit ne pas se soucier plus que ça? Étrange homme en tout cas que ce Patrick Colleter qui fait figure d'ancien au sein d'un PSG si apte pourtant à renouveler ses hommes à chaque intersaison. Inamovible, indéboulonnable depuis maintenant cinq ans, malgré les mauvaises langues qui le pendent à chaque aube, malgré les jugements qui vilipendent son parcours de sans-grade, malgré les nouvelles recrues que l'on annonce à intervalles réguliers pour le remplacer sur le flanc gauche.

«Je ne suis qu'un petit», dit-il avec l'humilité de ceux qui savent ce qu'ils doivent au travail ­«au centre de formation, j'ai connu des joueurs qui avaient beaucoup plus de qualités que moi et qui n'ont jamais réussi»­, à la patience ­«je ne lâche jamais, j'ai horreur de perdre, que ce soit aux cartes ou à l'entraînement»­, à l'effacement devant plus médiatique que lui. «Je ne suis pas discret, juste réservé. J'ai toujours été comme cela, et cela ne m'a jamais dérangé d'être en retrait par rapport à d'autres.» «Caractère assez marqué.» Discret, réservé: qualificatifs qui expliquent son côté footballeur en civil, premier douché, premier rhabillé, premier parti, en frayant d'un maigre sourire le groupe des journalistes qui, à la fin de l'en

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