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Le XV de France la ramène contre la Roumanie. Une victoire écrasante. Mais de quelle signification contre des adversaires de ce niveau?

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Publié le 22/04/1996 à 3h51

Samedi à Aurillac, France bat Roumanie: 64-12

Pour la France. 10 essais: Moni (5e), Glas (17e, 48e), Labrousse (36e, 53e), Califano (40e, 58e, 69e), Penaud (67e), Ntamack (80e); 7 transformations: Dourthe (5e, 17e, 40e, 48e, 53e, 67e, 69e). Pour la Roumanie. 3 pénalités: Popisteanu (16e, 22e, 33e); 1 drop: Popisteanu (19e) Quel enseignement tirer finalement d'un match soit disant international où la différence de niveau fut aussi criante entre des Français en chemisette et des Roumains en robe de bure? Quelle crédibilité accorder à un duel à sens unique où l'un des assaillants manquait singulièrement de munitions quand l'autre pilonnait en chef de char? «Bien sûr, il y a une large différence entre les deux équipes sera obligé de constater Jean-Claude Skrela, l'entraîneur du XV de France, après la rencontre, mais ce n'est pas pour autant qu'il faille abandonner les Roumains au profit de l'Italie», ainsi que certains spécialistes le souhaitaient à l'issue du match. Les joueurs des Carpates s'enfoncent en effet un peu plus chaque année dans un anonymat de style et d'envie, au point qu'on ne peut guère plus les assimiler qu'à une équipe française de groupe «B». A Aurillac samedi, les Roumains ont été dominés dans tous les compartiments du jeu, ne se montrant qu'une seule fois dangereux en fin de rencontre, sur un surnombre oublié.

Evidemment, les 12 000 spectateurs du stade Jean-Alric, malgré un vent à décorner les limousines, n'ont en tout cas aucune raison de faire la fine bouch

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