Menu
Libération
Reportage

Demain, un Paris SG fait maison?Le club a la réputation d'acheter du prêt-à-jouer. Et pourtant il forme.

Réservé aux abonnés

Publié le 29/04/1996 à 3h34

Etrange sensation à évoquer un centre de formation au Paris-SG.

Comme si l'idée même en paraissait saugrenue. Et pourtant, le club parisien, ses stars, son strass, ses entraîneurs et son Canal +, possède bel et bien un tel outil. D'abord parce que c'est obligatoire pour les clubs professionnels; ensuite parce que c'est une manière de bâtir le futur. Avec un objectif: arriver à construire dans les années à venir une équipe professionnelle dont l'essentiel du groupe ­ les deux tiers prédisent certains ­ sera issu du centre de Saint-Germain.

Nouveaux locaux. D'ailleurs, Jacques Jarry, ancien entraîneur des jeunes, aujourd'hui chargé de l'administration du centre, ne comprend pas toujours pourquoi l'on met toujours en avant la qualité de la formation auxerroise. «Aujourd'hui, dans le groupe pro de l'AJA, quatre ou cinq joueurs sont issus du centre de formation de Guy Roux (sept en fait, ndlr). Chez nous, il y a Llacer, Dutruel, Nouma, Allou», auxquels sont venus s'ajouter cette année, à la demande de Fernandez le démissionnaire, toujours favorable au brassage entre vieux chevronnés et jeunes inexpérimentés, des Ducrocq, des Domi, des Pardeilhan, des Mondon ou des Anelka, appelés ponctuellement sur le banc de touche ou sur le terrain, à l'entraînement et à la mise au vert.

Aujourd'hui, le projet de formation veut prendre de l'ampleur. Des locaux neufs rachetés à l'armée, en face des terrains du Camp des Loges, quand les jeunes habitent une maison dans le centre de Saint-Germain que

Dans la même rubrique