Munich, envoyé spécial
On dit ici, au pied des montagnes, que le marketing «Bayern» est une affaire qui marche, on clame même que le club perçoit, en fonction des années et des saisons plus ou moins réussies, entre 100 et 130 millions de francs en ventes de produits dérivés. Et, à voir les milliers de supporters revêtus de maillots rayés de rouge et de bleu, puis à constater les numéros et les noms de leurs idoles au dos des oripeaux, on s'aperçoit, entre rot tonitruant dans la grande salle de restauration et musique à flonflons et houblon, que ce n'est pas un vain mot. Pourtant, si l'on reconnaît, en masse, les numéros 18 (Klinsmann), 10 (Matthaus) ou 7 (Scholl), on ne voit guère de numéro 11, celui que porte Papin, ce soir par exemple.
Et pour cause. Annus horribilis sur annus horribilis, blessures sans fin et problèmes familiaux, le JPP avait eu quelque tendance à disparaître des circuits ces dernières années. Doute, désespoir, appels au secours du côté de Marseille, de Montpellier où Papin aimerait revenir finir ses jours de footballeur. Jusqu'à ce qu'Otto Rehagel, dit le «Prussien au sourire soudé», ne fasse les frais d'un piètre résultat obtenu le week-end dernier contre Rostock. Renvoyé dans ses foyers du Palatinat, il a été remplacé (au pied levé?) par un Beckenbauer-président-directeur qui a accepté, temporairement, de revêtir le survêtement de chauffe. En attendant le retour d'un entraîneur italien pourtant débarqué la saison dernière. Reste que le limogeage récent a




