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Libération

Nîmes recompose son passé foot.Une finale de la Coupe inespérée contre Auxerre.Et la nostalgie pointe ses crampons.

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Publié le 04/05/1996 à 6h01

Deux trajectoires qui se croisent au crépuscule d'une saison. Entre

Auxerre, en partance pour un doublé Coupe-Championnat et des Crocodiles nîmois qui hésitent à appuyer sur le bouton pour la quatrième division, la finale de la Coupe de France qui se déroule ce samedi au Parc des Princes propose une affiche extrémiste. Déséquilibrée pronostiqueront même certains.

On voit mal en effet comment les Gardois pourraient menacer les leaders du championnat de D1 qu'à deux journées de la fin, un Guy Roux toujours madré rechigne néanmoins à présenter comme champions potentiels. S'ils parviennent à se libérer pourtant, on peut envisager que les hommes de Pierre Barlaguet vendront chèrement leur peau. N'ont-ils pas éliminé trois équipes de D1 (Saint-Etienne, Stras-bourg et Montpellier). Mais le rapport des forces, sur les plans technique et tactique, penche invariablement en faveur de l'équipe bourguignonne, capable de développer un volume de jeu impressionnant. Et les protégés de Guy Roux ont suivi à la lettre le mot d'ordre du chef, écrit au tableau noir du vestiaire: «Récupération, concentration, persévérance». Jusqu'à samedi, première étape, puis jusqu'au 19 mai, terme d'un championnat qui pourrait leur revenir. Et qui, en cas de succès, offrirait à des Nîmois, orphelins la saison prochaine de leur Christian Perez, ex-international en partance pour Shangai et le championnat chinois, une place en Coupe d'Europe. Même si, en cas de descente toujours possible en N2, les Gardois perdraien

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