Les uns ont décidé de se taire. Pour mieux faire bloc, corps autour
d'un ballon et d'une première finale de Coupe européenne. Partis hier pour Bruxelles en bus, les joueurs parisiens ont décidé de se murer dans le silence jusqu'à mercredi dans la nuit. Michel Denisot ne s'est jamais imposé pareille contrainte. A la veille du match contre le Rapid de Vienne, le président-délégué du PSG raconte à sa manière ses quatre ans de campagne européenne. Quand les petites anecdotes font le lit des grandes histoires.
Première impression (1992-1993). Et première rencontre à l'extérieur, contre Salonique. Avec la tension d'avant-match, celle où «l'on dit des banalités avec le plus grand sérieux». «On n'a joué qu'une mi-temps, on menait 2-0 quand le terrain a été envahi. Grillages passoires, supporters avec des barres de fer, l'équipe se replie en bon ordre.» Diététique de l'effort (1). «Depuis le début, on part avec l'intendance, non pas par crainte de la poudre de perlimpinpin, mais plutôt pour ne pas avoir de problèmes digestifs. Aujourd'hui, nous nous octroyons quelques fantaisies.» De bon aloi: «à la Corogne, on a préparé la paella, et, à Parme, un assortiment de pâtes»...
Touristes de luxe (1993-1994). Le PSG se rend à Craiova, en Roumanie: «Là, on a été plongés dans un pays en souffrance, un hôtel délabré, sale. De toute façon, ça ne joue pas sur le côté sportif et personne n'aurait l'indécence de le dire, mais ça ouvre les yeux. On a monté là-bas une opération caritative, discrète,




