Fini de se taire. Il va falloir l'ouvrir, ce soir au stade du roi
Baudouin de Bruxelles, si les joueurs du PSG veulent obtenir ce derrière quoi ils courent maintenant depuis quatre ans: un succès final en Coupe d'Europe. Il va falloir parler fort, gueuler l'envie de jouer, de se faire plaisir ensemble et de retrouver le chemin du but. Pour l'emporter enfin, après quelques semaines de vaches maigres qui ont déstabilisé in extremis une équipe jusqu'alors si sûre de son fait hexagonal et continental. Nul contre Martigues, défaite contre Lille à la maison: le championnat a ainsi désespérément filé (à moins d'un miracle) entre les doigts des tisseuses parisiennes; leur reste donc un éventuel trophée européen, la Coupe des Coupes, objectif finalement prioritaire cette saison comme vient de le reconnaître opportunément Michel Denisot. Alors pour se mieux préparer, pour évacuer le stress inhérent à ce genre de rencontre ultime, il a bien fallu réagir.
C'est vrai que le mode de préparation dicté par les joueurs en a évidemment surpris plus d'un. Lorsque, au beau milieu de la semaine thalasso-resserrage de boulons chez Serge Blanco, avec l'aide d'un Yannick Noah dans le rôle du grand prêtre apporteur d'espoir, Bernard Lama, capitaine de l'équipe et porte-parole de l'effectif, a annoncé que jusqu'au soir du grand match, les joueurs ne diraient plus rien, un ange est passé, les bras chargés de silences interloqués. Quoique ce motus et bouche cousue importe peu finalement: dans un navire q




