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Week-end meurtrier sur la route de l'EverestUne tempête fauche huit alpinistes descendant du sommet.

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Publié le 15/05/1996 à 5h37

C'est la catastrophe la plus meurtrière jamais survenue sur les pentes de l'Everest: huit alpinistes ont péri ce week-end, alors qu'une violente tempête a frappé le plus haut sommet du globe (8.846 mètres) le jour de l'année où il était le plus «fréquenté»: vendredi, 24 alpinistes avaient réussi le sommet.

Pour comprendre une telle «affluence» alors que l'Everest, même avec l'aide d'oxygène, reste une entreprise difficile, il faut savoir que les créneaux météo y sont rares. Au début du mois de mai (1), idéalement situé entre la fin de l'hiver et l'arrivée de la mousson (fin mai), les alpinistes sont chaque année un peu plus nombreux à attendre avec impatience le «summit day», le jour où les conditions météo autorisent une tentative.

Le vendredi 10 mai est l'un de ces «summit days». Et Rob Hall, 35 ans, est l'un des «summiters». Ce Néo-Zélandais ami d'Edmund Hillary et pionnier des expéditions commerciales est au sommet pour la cinquième fois (il est le seul non-Sherpa à l'avoir fait), avec deux autres guides et sept clients. C'est là que la tempête, d'une violence exceptionnelle, les surprend.

Si expérimenté soit-il, le guide néo-zélandais ne peut apporter à ses clients qu'un réconfort moral: «Au-delà de 8.000 mètres d'altitude, chacun lutte pour sa survie, explique Jean-Michel Asselin, rédacteur en chef du magazine Vertical (lire aussi ci-dessous). On ne s'encorde pas, il n'y a pas de secours possible.» Pourtant, lorsque Douglas Hansen, un Américain de 44 ans

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