Clairefontaine ne bruissait hier que de cela: à l'heure du début de
stage de l'équipe de France pour l'Euro anglais, la fuite des cerveaux du foot, et de leur jambes, vers des cieux plus cléments, plus ambitieux, plus prodigues, était le sujet le plus souvent abordé.
Ils sont désormais quelques-uns à avoir d'ores et déjà signé pour un exil doré. En Italie bien souvent. Comme Djorkaeff, pour l'Inter de Milan, et qui ne manifeste guère d'inquiétude: «Il n'y a quand même pas 500.000 superjoueurs à pouvoir être vendus entre 30 et 40 millions de francs. Je conseillerais à un joueur qui aurait le choix entre Paris, par exemple, et un club étranger moyen de rester en France.»
Pour les autres, la situation devrait se décanter assez vite. Christophe Dugarry par exemple, qui a nié catégoriquement un départ pour les froidures anglaises de Blackburn, devrait probablement émigrer également vers l'Italie. Il reconnaît évidemment se «poser des questions, dans le fait de partir si jeune». Tous les partants possibles reconnaissent en tout cas que l'argent n'est pas primordial mais important. «Entre les charges sociales, la ponction des impôts, il n'y a pas photo entre un contrat ici et un en Italie», explique Dugarry. Un argument que reprend Alain Roche: «Les gens du show-biz ont droit à un abattement fiscal important, pourquoi pas nous, qui faisons du spectacle devant 50.000 personnes?»
Autre problème, reconnaît le libero parisien: «Un joueur français coûte sans doute moins cher qu'un joueur it




