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Libération

Japon, Corée: un Mondial 2002 pour deux.Les pontes du foot ont pris une décision inédite en leur confiant conjointement l'organisation.

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Publié le 01/06/1996 à 7h27

Tokyo, de notre correspondante

Coup de théâtre? Oui et non. Réuni hier à Zurich, le comité exécutif de la Fédération internationale de foot (Fifa) a décidé de confier l'organisation de la Coupe du monde 2002, conjointement, à la Corée du Sud et au Japon. Cette décision sans précédent dans l'histoire de la compétition depuis sa création en 1930 a été approuvée par une majorité des membres du comité. Peu avant cette réunion à la conclusion extraordinaire, des rumeurs avaient déjà fait état d'un accord secret passé à Zurich entre le Premier ministre japonais et son homologue sud-coréen pour coorganiser cet événement planétaire.

Il n'empêche. Avant d'en arriver à cette solution, il fut beaucoup question d'argent, beaucoup de politique, mais pas beaucoup de sport: au Japon et en Corée, la campagne pour décrocher l'organisation a dépassé en débauche de moyens de pression et de lobbying, tout ce que l'on avait vu jusque-là. Et les dirigeants du foot mondial n'ont pas fait grand-chose pour l'éviter.

La Coupe du monde, c'est d'abord une histoire de gros sous. On estimait, de sources coréenne et japonaise, que l'événement générerait près de 30 milliards de dollars d'activité pour le pays organisateur. Si le Japon avait essayé depuis le début, au moins officiellement, de dépolitiser le dossier, la Corée du Sud plaçait d'emblée la balle sur le terrain politique et diplomatique. Ayant fait acte de candidature trois ans après le Japon, elle a en effet mis les gros moyens. Le président de la

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