Newcastle, envoyé spécial
Lendemain de victoire sur le gazon frais de la Haydon Bridge High School. Tandis que les titulaires du match contre la Roumanie sont aux petits soins, les autres disputent une rencontre agréable contre une jeune équipe du comté, sous les yeux de lycéens traditionnellement cravatés. Pas d'opposition réelle, une dizaine de buts, un penalty manqué par Loko avant l'échange de maillots, mais l'occasion de se dérouiller un peu les jambes, comme l'expliquera Corentin Martins, le petit meneur auxerrois, qui n'était pas de la partie roumaine de lundi soir.
Puis, c'est désormais le traditionnel point de presse dans le gymnase bruyant de l'école. Comme d'habitude, l'humilité est de rigueur. Chez Aimé Jacquet notamment, qui rappelle du haut de son estrade qu'une victoire n'est qu'une victoire, mais qu'il reste encore deux matchs à disputer avant de se croire arrivés en quarts de finale: «Nous sommes désormais entrés dans la haute compétition, c'était un match idéal pour progresser, c'est là qu'on apprend. En tout cas, c'est une bonne chose de faite face à des Roumains magnifiques pendant une vingtaine de minutes.»
Vingt-quatre minutes, avant le but de Dugarry; le héros, regard frais, barbe naissante, le conte après quelques heures de réflexion: «Sur le centre de Djorkaeff, je suis à la lutte avec Mihali, je vois le gardien qui sort rapidement mais avec un peu de retard, je garde toujours un oeil sur le ballon et un autre sur le gardien, et je marque avec l'oreil




