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Portrait

Iordanescu, le général de gueule.

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Joueur, il était «le Cobra». Le galonné coach roumain a toujours du venin.

Publié le 13/06/1996 à 7h02

Groupe B, aujourd'hui

à 17 h 30 à Newcastle: Bulgarie-Roumanie En direct sur France 2, en différé sur Eurosport à 22 h 30 Cheveux de jais, regard de corbeau, compassion de croque-mort. A peine enregistrée la défaite de ses troupes, Anghel Iordanescu, sélectionneur roumain, distille sans pitié ses commentaires d'après-match. La désillusion, 1-0, face aux Français en ouverture d'Euro, lui reste en travers de la gorge. Ou plutôt, et il ne se gêne pas pour le dire, c'est le geste manqué d'un seul qui précipite sa déception, et la Roumanie à la dernière place du groupe B. Le coupable désigné, Bogdan Stelea, le gardien de but du Steaua Bucarest (le club du ministère de la Défense) en prend pour son grade: «A ce niveau, une erreur de ce type est impardonnable. Si nous avons perdu, c'est entièrement à cause de lui. Ce n'est pas la première erreur grave de Stelea, mais c'est la dernière. Il va être très difficile pour l'équipe de se remettre d'une telle blessure psychologique.» On connaît des enterrements de carrière qui se sont mieux déroulés... D'ailleurs, l'infortuné portier au crâne rasé viendra, quelques minutes plus tard faire son autocritique et admettre qu'il est «à 95% responsable» du terrible faux pas.

Anghel Iordanescu n'a évidemment pas pour réputation d'être un tendre. Relations conflictuelles avec la presse roumaine, autoritarisme sans faille avec les joueurs, l'ancien joueur du Steaua Bucarest, que l'on surnommait «le Cobra» pour son style élégant et meurtrier, n'a rien

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