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Du côté des Français, le moral est au bleu fixe

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Publié le 15/06/1996 à 6h50

Leeds, envoyé spécial

Aimé Jacquet a promis quelques changements tactiques, «pour que l'équipe bouillonne», mais il est fort probable que l'on retrouve ce samedi, contre l'Espagne, Vincent Guérin. Avec Karembeu et Deschamps, autres milieux récupérateurs infatigables, le Parisien a été omniprésent lors du match contre la Roumanie. Comme beaucoup de Français, il est de charmante humeur à la veille du match contre les Espagnols. Et peu avare en anecdotes et en humour. Même si ce soir, il sera peut-être question d'enterrement sportif: l'Espagne doit à tout prix vaincre si elle veut se rassurer et ne pas perdre tout espoir; alors les Français s'attendent à les voir débouler dès le coup d'envoi: «Tout dépendra de notre capacité à les contenir, ils vont mettre le feu, il faudra temporiser, resserrer les lignes, puis imposer notre jeu», devine Guérin.

Pour ce faire, Jacquet a déclaré qu'il allait falloir une orientation différente dans le jeu français. Les rentrées de Lizarazu et de Pedros, pour bloquer le couloir gauche dont l'Espagne est friande, voire de Lamouchi, dans un rôle de temporisateur, pourraient être possibles. Tandis que l'on s'interroge toujours sur l'état de santé de Blanc qui souffre d'un genou.

«De toute façon, nous avons encore deux chances pour nous qualifier», suggère Vincent Guérin. Position qui ressemble fort à celle tenue un certain automne 93 de sinistre mémoire, contre Israël et la Bulgarie, et qui avait précipité le foot français dans le marasme. A cette évo

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