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Les gants du goal, un outil de travail et une seconde peau

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Publié le 15/06/1996 à 6h50

Bernard Lama, qui soutient que son modèle de footballeur n'a jamais

été un gardien ­ «quand j'étais petit, je voulais être Pelé» ­, est venu tard au poste de dernier rempart. «Je me suis fixé vers 14-15 ans, et à l'époque je jouais sans gants.» Aujourd'hui, lorsqu'il en parle, il dit, qu'avec ses chaussures, ses gants sont ses «outils de travail». Dont il demande qu'ils soient «le plus souple possible, le moins dérangeant». Petit décryptage, avant France-Espagne, d'un élément incontournable de la panoplie du goal.

Marketing et effet visuel. Comme la plupart des gardiens présents à l'Euro 96, Bernard Lama est en contrat «longue durée» avec la maison allemande Reusch. A l'occasion de l'épreuve anglaise, question de visibilité et d'unité commerciales, tous les gardiens ont accepté d'enfiler de nouveaux gants blancs. «D'habitude, c'est moi qui participe au design de mes gants, qui jusqu'alors étaient noirs.» Il a donc fallu qu'il s'adapte à la nouvelle couleur. «Ce n'était pas vraiment gênant, mais mes repères visuels avaient changé, le blanc des gants se confondait avec le blanc du ballon.» Paumes en latex. Comme beaucoup, il a un vague souvenir de ses premiers gants, «une sorte de laine avec des picots genre raquette de ping-pong sur la paume». Depuis, matériels et renforts, sur le dos de la main et les phalanges pour pouvoir boxer la balle, ont beaucoup évolué. Et la paume est recouverte de latex, matière collante: «Ce revêtement, ce grip, est très fin, entre deux et quatre m

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