Groupe C, à Manchester, Allemagne bat Russie 3-0
Buts: Sammer (56e), Klinsmann (77e, 90e).
Mais d'où sort donc cet olibrius au cheveux rouges? Matthias Sammer, ouvreur de score hier en fin d'après-midi, devant un public allemand rougissant de soleil et de plaisir, n'est assurément pas un gaillard comme les autres. Ainsi, ses adversaires préfèrent l'affubler d'un méchant patronyme surtout vu d'Angleterre, pays de vaches à poils longs et à idées courtes , «le boucher de Dortmund», car la renommée de ses tacles raboteurs de tibia ont dépassé depuis longtemps les frontières de la Ruhr et les moins féroces de ses thuriféraires ne le surnomment que «Motzki», le hurleur, pour sa propension à éructer envers ses coéquipiers.
On l'a vu pourtant calme et serein, hier sur la pelouse d'Anfield Road, lui qui fut le premier Allemand venu de l'Est intégrer l'équipe nationale de l'Allemagne réunifiée. Et le seul «Ossie» depuis. L'ancien joueur de Dresde avait pourtant cru sa carrière mal partie lorsqu'il avait été surpris par la police est-allemande, à la fin des années 80, en train de discuter avec un coach de l'Ouest. Une incartade qui ne faisait pas rire la République démocratique d'avant la chute du Mur. Les pierres tombées, on croit qu'ensuite plus rien n'arrêtera la montée en puissance du jeune homme dont le père, déjà, avait fait les beaux jours de l'Allemagne de l'Est. Il signe à Stuttgart, emporte le titre national en 1992.
Comme beaucoup de compatriotes, Sammer décide alors de s'exp




