Groupe B, à 17 h 30 à Newcastle: France-Bulgarie
En direct sur TF1 «Un signe du destin? Peut-être, à condition que la boucle se ferme du bon côté.» Ainsi s'exprime Laurent Blanc, homme à la mémoire et à la revanche tenaces, à le veille d'un match décisif et qui propose un singulier remake aux footballeurs français. La Bulgarie, que les Bleus retrouvent ce soir au Saint James Park de Newcastle, est la dernière équipe à avoir battu l'équipe de France. C'était en novembre 1993, Kostadinov, dans la dernière minute d'un match automnal et sépulcral, avait fermé les portes du Mondial aux Tricolores de Gérard Houllier. Depuis, les larmes ont coulé sous les ponts. Les Bulgares ont atteint les demi-finales de la Coupe du monde américaine quand les Français n'ont plus connu les affres de la défaite depuis qu'Aimé Jacquet les a repris en main. Les revoilà face à face à nouveau, pour une place en quart de finale de l'Euro 96.
Match symbole, donc match piège. Les Bulgares, pour être certains de se qualifier doivent l'emporter; les Français peuvent se permettre le nul. «Mais fermer la boutique pendant quatre-vingt-dix minutes derrière n'est pas le style de la maison», rappelle opportunément Didier Deschamps, autre rescapé du mercredi maudit de novembre 1993. Ce qui signifie qu'Aimé Jacquet pourrait modifier sa formation, lui donner plus de potentiel offensif, plus de technicité que contre l'Espagne où, malgré les dénégations des principaux intéressés, le milieu avait paru un peu fatigué. «P




